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Rhône 3 : la prise de position de l'AVE

L'AVE fustige les mensonges – et les interprétations erronées – qui pourrissent le débat sur le dossier "Rhône III" et qui mènent à une fallacieuse désinformation. Elle livre la vérité en toute connaissance de cause.

 L'Association Valaisanne des Entrepreneurs (AVE) a pour objectif prioritaire de défendre les entreprises du secteur principal de la construction, à savoir le bâtiment et le génie civil. Ces deux piliers essentiels de notre économie cantonale offrent près de 9000 places de travail pour 600 millions de francs de salaires, lesquels génèrent près de 200 millions d'impôts, 60 millions de cotisations AVS et 13 millions pour l’assurance-chômage. Le chiffre d’affaires annuel de la branche dépasse le 1,5 milliard de francs, ce qui représente le 8,5% du produit intérieur brut valaisan.

Mais au-delà de cette importance trop souvent méconnue et dont il convenait de rappeler ici l'ampleur, les entrepreneurs valaisans ont surtout l'avantage d'être confrontés quotidiennement aux réalités du terrain. C'est dire s'ils peuvent cerner, mieux que quiconque, les enjeux de cette troisième correction du Rhône et les dangers du référendum lancé par l'UDC.

Ils ne peuvent dès lors laisser dire tout et n'importe quoi, ni cautionner des mensonges ou des interprétations mensongères sournoises, qui sont du populisme de bas étage à but purement électoraliste et dont les effets pourraient être dévastateurs pour le canton en termes humains, économiques et sociaux. Voici donc, aux yeux de l'AVE, quelques aspects qui méritent précisions:

"La solution des communes est moins coûteuse et sécurise le Rhône"

Faux! Il n'y a pas de solution des communes. Lors d'un entretien avec le président et le directeur de l'AVE, leur Fédération l'a confirmé. Le nombre des communes réticentes est d'ailleurs en constante diminution, car le projet évolue au gré des discussions et des impératifs.

"Le financement d'un milliard est trop onéreux. On joue avec notre épargne."

Archifaux! C'est 120 millions "seulement" pour le Canton, la Confédération versant – pour un tel engagement – sept fois le montant.

"Le projet accapare 880 hectares de terres agricoles"

Encore une exagération… Il en prend effectivement 300. C’est beaucoup, mais le Chef de Département travaille sans cesse à leur réduction.

"Les mesures prioritaires peuvent être effectuées"

Non! Le cofinancement de la Confédération s'annulant avec l'acceptation du référendum, le Canton n'a pas les moyens d'exécuter ces mesures prioritaires, et ce ne sont pas les comptes 2014 qui prôneront le contraire!

"Le projet est définitif. Le corset est noué; on ne pourra plus le desserrer."

Grave erreur! Seul le mode de financement est en fait arrêté. Les projets seront négociés et modifiés en fonction de l'évolution technique et des besoins. Pour preuves, les projets sur les communes de Sierre et de Chippis – fort réticentes initialement – suscitent désormais leur adhésion totale. Ils feront l’objet d’une mise à l’enquête publique officielle et les personnes directement touchées pourront faire valoir leurs droits fondamentaux.

"Les entreprises valaisannes ne bénéficieront pas des travaux de construction"

Baliverne! S'ils sont bien pensés, les marchés publics donnent un large pouvoir aux maîtres d'ouvrage. Seul "l'excès ou l'abus de pouvoir d'appréciation" est condamnable (AIMP article 16 alinéas 1 lit a). Le Chef du Département s'est d'ailleurs engagé à anticiper ces éléments lors du Plénum de septembre.

Sauver 625 emplois

Ces rectifications – nécessaires – étant apportées, l'AVE attire l'attention sur des vérités
concrètes qui gagnent à être rappelées. Parmi elles:

  • Les dangers existent réellement et ne sont pas des vues de l'esprit (100'000 personnes en péril, 10 milliards de dégâts potentiels, 800 hectares de zones à construire interdites sans l'adoption du projet global et de son financement).
  • Le refus du financement tel que largement adopté (98 pour, 24 contre et 2 abstentions) par le Parlement mettra fin au projet Rhône III avec la Confédération.
  • Des travaux conséquents sont prévus au budget 2015 pour le Rhône. Si le référendum aboutit, rien ne sera entrepris en 2015, le Chef du Département l’a confirmé.
  • Le budget pour les routes cantonales est diminué de plus de 10%, malgré une détérioration marquée de nos infrastructures, générant des risques fort préoccupants.
  • Dans son étude – et corollaire de la Lex Weber – le Credit Suisse annonce une perte de 3900 logements pour le Valais pour 1,5 milliard de travaux.
  • La LAT laisse présager des spoliations de 4000 hectares de zones à construire. La Lex Weber déprécie la valeur des terrains, tout en supprimant des ressources évidentes. Ne laissons pas le Rhône engendrer son lot de désolation avec 800 hectares supplémentaires à rayer des zones constructibles!
  • Le Chef du Gouvernement n'a cessé d'affiner le projet pour diminuer l'emprise sur les
  • terres agricoles.
  • Cette aide de la Confédération déclenchera des investissements de l'ordre de 100 millions de francs. Elle permettra de mener une politique anticyclique en faveur de la construction et, par la même occasion, de sauver des emplois
  • 100 millions par année, c'est 50 millions de salaires. Traduit en places de travail, c'est… 625 emplois!


Les entrepreneurs valaisans continueront avec détermination à défendre l'économie cantonale, les emplois et les familles qui en vivent, et ce dans l'intérêt général. Ils en appellent à la conscience citoyenne pour éviter de nouvelles désillusions.

COMMUNIQUE DE PRESSE - 30.09.2014